SNCF : la grève va coûter plus de 300 millions d’euros, selon Guillaume Pepy

SNCF : la grève va coûter plus de 300 millions d’euros, selon Guillaume Pepy

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Invité de Franceinfo ce vendredi matin 11 mai, le PDG de la SNCF Guillaume Pepy a estimé que la grève des cheminots allait « coûter probablement plus de 300 millions d’euros » à l’entreprise publique.Son estimation comprend « les mesures commerciales » annoncées jeudi 10 mai dans Le Parisien : trois millions de billets de TGV à moins de 40 € et des cartes de réduction au tarif unique de 29 € seront proposés à la vente entre le 15 mai et le 31 août.Répondant aux critiques des associations d’usagers, qu’il dit avoir entendues, Guillaume Pepy leur a assuré que les prévisions de trafic des TGV et Intercités seront détaillées « jusqu’à la fin du mois de mai », à partir de vendredi 11 mai. Jusqu’à présent, la circulation des trains lors des jours de grève était garantie jusqu’au 17 mai seulement.« C’est le statu quo qui est mortel pour la SNCF »Le patron de la SNCF s’est montré sceptique quant à la poursuite du mouvement pendant l’été : « Je ne pense pas que les cheminots aient la tentation de perturber les vacances des Français. (…) Les cheminots sont des gens responsables. Et encore une fois, début juin la loi de la République aura été adoptée, ce qui signifie donc que la réforme sera faite au Parlement. »Le projet de réforme de la SNCF a été adopté en première lecture par l’Assemblée le 17 avril et sera débattu à partir du 23 mai au Sénat. Le gouvernement espère une adoption définitive au plus tard début juillet.Lire notre dossier sur la SNCFGuillaume Pepy a par ailleurs défendu cette réforme, et notamment son point le plus critiqué par les syndicats, la fin de l’embauche sous le statut de cheminot : « Est-ce qu’on peut imaginer que la SNCF continue à embaucher au statut alors que nos futurs concurrents, la RATP, Transdev, qui sont toutes des entreprises publiques, vont embaucher avec une convention collective et un contrat de travail ? (…) C’est le statu quo qui est mortel pour la SNCF ».15 % de personnel grévisteDepuis début avril, les syndicats de cheminots CGT, Unsa, Sud Rail et CFDT sont en grève deux jours sur cinq pour protester contre la réforme de la SNCF, entraînant de fortes perturbations du trafic.La mobilisation générale s’essouffle, avec moins de 15 % de personnel gréviste recensé mercredi matin par la SNCF, contre plus de 30 % aux premiers jours du mouvement, en avril.Mais certains personnels restent en première ligne des revendications : plus d’un conducteur sur deux (53 %) était gréviste mercredi 9 mai, tout comme plus d’un contrôleur sur quatre (45 %), selon la SNCF. Le prochain épisode doit débuter samedi 12 mai au soir et une journée « sans cheminot » est prévue lundi 14 mai.
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