Prix de l’entrepreneur social : une économie qui va dans le bon...

Prix de l’entrepreneur social : une économie qui va dans le bon sens

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C’est désormais un leitmotiv. La quête de sens dans sa vie professionnelle mène de plus en plus d’entrepreneurs vers l’économie sociale et solidaire (ESS). Selon les derniers chiffres, ce secteur compterait environ 2,4 millions de salariés en France, soit environ 10,5 % de l’emploi total, et près de 14 % de l’emploi privé.

Un appétit dont témoigne aussi le nombre grandissant (+ 20 %) de dossiers déposés dans le cadre du prix de l’entrepreneur social, dont Le Parisien-Aujourd’hui en France est partenaire, créé il y a 13 ans par le cabinet de conseil en stratégie Boston Consulting Group (BCG). Cette nouvelle édition récompensera deux lauréats (au lieu d’un seul jusque-là) le 30 janvier au Grand Palais à Paris (VIIIe), à l’occasion de Change Now, première exposition universelle des solutions pour la planète. L’un sera primé dans la catégorie sociale, l’autre dans celle de l’environnement.

Territoires, écologie, technologies et éducation

Les six finalistes de cette année, choisis par un jury composé de patrons du CAC40 et d’acteurs de l’ESS, démontrent un « intérêt pour les territoires, l’écologie et les technologies », souligne Jean-Michel Caye, directeur associé senior du BCG. L’éducation aussi, « de plus en plus », précise-t-il. La preuve avec la plate-forme d’orientation professionnelle Chance, ou celle de consultation citoyenne Make.org, cofondée par Axel Dauchez il y a trois ans et dont les algorithmes permettent de mesurer l’engagement et l’adhésion des citoyens sur des sujets aussi variés que la planète, la santé, la société…

Le souci des territoires mêlé à celui de l’environnement s’illustre par Fleurs d’Ici et Ecov, quand Label Emmaüs, la boutique en ligne solidaire d’objets de collection et vêtements vintage lancée en 2016 et dirigée par Maud Sarda, œuvre en faveur de l’économie circulaire et la solidarité.

Quel que soit leur stade de développement, tous ces fondateurs ont répondu à cette envie de se sentir utiles et de servir une cause, dont rend compte l’étude Ipsos menée pour la troisième fois dans le cadre de ce prix (réalisée du 5 novembre au 11 décembre 2019 auprès de 6195 personnes, étudiants et anciens élèves de grandes écoles). Le meilleur moyen de faire changer les mentalités en matière d’engagement social et environnemental est d’ailleurs, pour la moitié des répondants, de refuser de travailler au sein des entreprises qui agissent mal. Avec son corollaire pour celles-ci, souligne Jean-Michel Caye, celui de « désaffilier ou ne pas attirer des talents ».

L’ESS, c’est quoi ?

Quelle que soit leur forme juridique − coopératives, mutuelles, associations, fondations ou entreprises − les acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS) ont pour champ d’action commun l’égalité des chances, la lutte contre l’exclusion, la santé, le commerce équitable, l’épargne solidaire, la protection de l’environnement…

A l’utilité collective s’ajoutent un mode de fonctionnement démocratique et une utilisation des bénéfices dédiée au maintien ou au développement de la structure, plutôt qu’à l’enrichissement personnel. Leur cadre juridique a été renforcé et étendu avec la loi de 2014, en permettant aux sociétés commerciales de revendiquer leur appartenance à l’ESS.

Le Parisien – Économie

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