L’UFC-Que Choisir pointe les « graves dysfonctionnements » des complémentaires santé

L’UFC-Que Choisir pointe les « graves dysfonctionnements » des complémentaires santé

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L’association UFC-Que Choisir demande une liste standardisée des remboursements en euros.

Vingt-quatre heures avant l’annonce par Emmanuel Macron du calendrier de mise en place du « reste à charge zéro » pour le dentaire, l’optique et l’audioprothèse, mercredi 13 juin lors du congrès de la mutualité française à Montpellier, l’association de consommateurs UFC-Que-Choisir a fort opportunément présenté, mardi 12 juin, une étude sur les complémentaires santé, un acteur central de la mesure. « Aujourd’hui, le marché des complémentaires a de graves dysfonctionnements et ne sert pas notre système de santé. Il ne permet pas aux Français d’avoir les meilleures garanties au meilleur prix », assure Alain Bazot, le président de l’UFC.

L’association dénonce d’abord la complexité et l’illisibilité de certains contrats. Alors que les complémentaires santé s’étaient engagés, en octobre 2010, à améliorer la lisibilité de leurs services, pour que les consommateurs puissent comprendre facilement quel était le montant de leur reste à charge, 80 % des complémentaires « jouent aujourd’hui de l’ambiguïté entre ce qu’[elles] remboursent et ce que prend en charge l’Assurance-maladie, avec des mentions trop petites en bas de page par exemple », affirme Daniel Bidot, vice-président de l’UFC-Que Choisir.

En prenant comme base de remboursement ce que prend en charge la Sécu pour l’optique, le dentaire ou l’audioprothèse, une base jugée « totalement déconnectée des réalités », un contrat peut induire en erreur un consommateur non averti. Quelqu’un ayant souscrit une garantie avec une couverture à 100 % des soins d’audioprothèses peut ainsi se retrouver avec 1 350 euros à charge, car la Sécu ne rembourse que 200 euros sur un appareil qui en vaut en moyenne 1 550. L’association demande donc une liste standardisée des remboursements en euros.

Signe de la complexité et de l’illisibilité des garanties proposées, selon un sondage mené auprès d’un échantillon représentatif de 1 002 personnes, plus d’un tiers (37 %)…

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