Les salariés de Tati reçus au ministère du travail

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Les représentants des salariés de Tati entendent bien demander des comptes au gouvernement, à l’occasion d’une rencontre prévue ce lundi 5 août avec un conseiller de la ministre du travail Muriel Pénicaud. « Notre organisation syndicale demandera des réponses précises quant à la position du gouvernement dans ce dossier puisque lors du rachat il y a 2 ans de Tati par Gifi, le gouvernement avait soutenu le dossier de Gifi comme repreneur », indique ainsi un communiqué de la CGT.

Le magasin de Barbès, seul rescapé

Les heures de l’enseigne mythique de vente de vêtements à bas prix sont comptées. Le 16 juillet dernier, le groupe GPG de Philippe Ginestet, qui détient la chaîne de magasins de décoration Gifi, a annoncé qu’une cinquantaine de magasins Tati allaient basculer sous l’enseigne Gifi et que treize autres, qui selon le groupe affichent des « pertes durables », allaient devoir fermer. Seul l’emblématique magasin du quartier Barbès à Partis devrait rester ouvert. Le plan social en cours prévoit 189 suppressions d’emploi avec « des mesures de reclassement » pour les salariés concernés.

Promesses non tenues

Les promesses de relance, formulées au moment du rachat en 2017, ne se sont pas concrétisées. Le groupe GPG avait promis de mettre de l’argent frais sur la table, de donner un coup de neuf aux magasins et de se développer à l’international. « Les résultats escomptés ne sont pas au rendez-vous, malgré tous les efforts entrepris, et les 150 millions d’euros que le groupe GPG a investi en deux ans (soit 2 fois plus que ce que nous avions initialement prévu et annoncé) pour redynamiser l’enseigne », s’était justifié le groupe mi-juillet dans un communiqué.

« Fermer Tati, ce serait enlever un morceau de Barbès »

La Croix.com – Les derniers articles :Economie

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