« L’alliance Renault-Nissan est tout sauf morte ! », insistent les deux constructeurs

« L’alliance Renault-Nissan est tout sauf morte ! », insistent les deux constructeurs

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« Avec les sujets que nous avons sur la table, ça va bien. Cette alliance est bien solide et bien robuste. Elle est tout sauf morte ! » Le président de Renault et du conseil de l’alliance avec les constructeurs japonais Nissan et Mitsubishi Motors, Jean-Dominique Senard, s’est voulu rassurant dans un entretien au quotidien belge Le Soir, de mardi 14 janvier.

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Renault a perdu près de 3 % lundi à la Bourse de Paris sur un regain d’inquiétude quant à l’avenir de son partenariat avec Nissan après les critiques virulentes de Carlos Ghosn sur l’état actuel de l’alliance qu’il a fondée.

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« L’origine de ce type d’informations »

Dimanche, le Financial Times a écrit que de hauts dirigeants du constructeur japonais avaient accéléré des préparatifs secrets en vue d’un éventuel divorce avec le français dans le sillage de l’affaire Ghosn. Selon le journal britannique, une séparation totale des activités d’ingénierie et de production des deux membres de l’alliance serait même à l’étude.

« Ce qui est écrit là n’a aucun lien avec la réalité actuelle de l’alliance. Je m’interroge sur l’origine de ce type d’informations. Je ne suis pas certain de la bienveillance de l’origine de celles-ci », réplique Jean-Dominique Senard. On verra « beaucoup plus tôt, dès cette année », les premiers résultats de la nouvelle stratégie de l’alliance « sur la mise en œuvre des projets et la capacité de crédibilité de cette alliance », ajoute-t-il.

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Nissan, dans un communiqué publié mardi, assure de son côté que « l’alliance est la source de la compétitivité » du groupe. « A travers cette alliance, pour atteindre une croissance durable et rentable, Nissan cherchera à continuer de produire des résultats gagnant-gagnant pour toutes les sociétés membres. »

Auparavant une source proche du groupe japonais interrogée par l’Agence France-Presse (AFP) avait elle aussi démenti les informations du Financial Times, estimant qu’elles émanaient probablement de « quelques âmes chagrines » au sein du groupe « prêtes à épancher leur frustration ».

Le rétablissement de la confiance entre les deux groupes « prendra du temps », même si leurs dirigeants « sont convaincus que sans l’alliance les deux sociétés ne vont nulle part », avait ajouté cette source interne.

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