La carte de paiement d’Apple accusée de sexisme

La carte de paiement d’Apple accusée de sexisme

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Un entrepreneur américain a pu obtenir une limite de crédit vingt fois supérieure à sa femme, pestant contre l’incapacité de la marque à le justifier.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 13h01, mis à jour à 13h25

Temps de Lecture 1 min.

Sexiste, la carte de paiement d’Apple ? Des accusations de discrimination contre le géant des technologies et la banque Goldman Sachs, partenaire de sa carte de paiement Apple Card, ont conduit à l’ouverture d’une enquête à New York, a confirmé samedi 9 novembre le régulateur des services financiers de l’Etat américain.

« L’Apple Card est vraiment un putain de programme sexiste », a tweeté jeudi un entrepreneur américain, David Heinemeier Hansson, avant de continuer :

« Ma femme et moi-même déclarons nos impôts conjointement et nous sommes mariés depuis très longtemps. Et pourtant l’algorithmeboîte noired’Apple pense que j’ai le droit à une limite de crédit 20 fois plus élevée qu’elle. »

La qualification de « boîte noire » désigne des systèmes d’intelligence artificielle dont on ne parvient pas à expliciter les raisons ayant conduit aux décisions qu’ils prennent.

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Discussions infructueuses avec le service client

L’entrepreneur a depuis tweeté une série de messages, racontant ses discussions infructueuses avec le service client d’Apple et pestant contre l’impossibilité à expliquer pourquoi l’algorithme a décidé que sa femme était moins éligible à des crédits que lui.

Nous allons « mener une enquête pour déterminer si la loi de New York a été enfreinte et nous assurer que tous les consommateurs sont traités de manière égale quel que soit leur sexe », a déclaré un porte-parole de Linda Lacewell, directrice du département des services financiers de New York.

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Apple propose depuis mars l’Apple Card avec deux partenaires, Mastercard et la banque Goldman Sachs.

« Nos décisions en termes de crédit sont fondées sur la solvabilité des clients et non pas sur le genre, la race, l’âge, l’orientation sexuelle ou tout autre facteur interdit par la loi », a déclaré de son côté Andrew Williams, porte-parole de Goldman Sachs.

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