La banque HSBC va supprimer près de 4 000 emplois dans le monde

La banque HSBC va supprimer près de 4 000 emplois dans le monde

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Le géant britannique, qui a réalisé un bénéfice net de 8,5 milliards de dollars au premier semestre, dit devoir faire face à de nombreux défis : guerre commerciale, Brexit et baisse des taux.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 12h48, mis à jour à 12h49

Temps de Lecture 1 min.

Guerre commerciale sino-américaine, Brexit, baisse des taux… Afin de maîtriser ses coûts dans un environnement de marché difficile, la banque britannique HSBC a annoncé, lundi 5 août, une réduction de 2 % de ses effectifs dans le monde, soit la suppression d’environ 4 000 emplois.

Ce « programme de restructuration » cible particulièrement des postes à responsabilités, a expliqué le directeur financier de HSBC, Ewen Stevenson. Quelques heures plus tôt, le géant bancaire britannique avait annoncé le départ surprise de son patron, John Flint, évoquant le besoin de sang neuf face aux nombreux défis à relever.

Ces annonces interviennent alors que la banque a dévoilé des résultats en hausse pour le premier semestre avec un bénéfice net en progression de 18,6 % à 8,5 milliards de dollars (7,6 milliards d’euros). Des chiffres pourtant assortis d’une grande prudence pour les mois qui viennent, compte tenu des nombreux nuages à l’horizon.

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Un avenir « moins prévisible »

« Les perspectives ont changé », prévient le groupe dans le communiqué présentant ses résultats. Il évoque en particulier la baisse des taux en cours aux Etats-Unis, comprimant les marges que les banques réalisent sur les prêts, ainsi que les tensions géopolitiques, le tout pouvant « avoir un impact sur de nombreux marchés ».

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HSBC, établie à Londres mais active à travers le monde et surtout en Asie, est en particulier très dépendante de la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis, relancée la semaine dernière par la décision de Donald Trump d’imposer de nouveaux droits de douane sur les produits chinois. Même si elle continue à voir son activité croître en Asie, la banque note que l’avenir « est moins prévisible ».

Le Brexit est l’autre défi de taille évoqué par la banque, qui s’inquiète du caractère « hautement incertain » de la nature et de l’impact de la sortie de l’Union européenne (UE), prévue fin octobre. L’arrivée au pouvoir de Boris Johnson au Royaume-Uni ravive les craintes d’un Brexit sans accord.

Tous ces défis vont contraindre la banque à la prudence au moment d’investir et de dépenser, du fait des risques pesant sur ses revenus.

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