La banque HSBC en passe de vendre ses 250 agences françaises

La banque HSBC en passe de vendre ses 250 agences françaises

4
0
SHARE

Stupeur pour les salariés français de la banque HSBC. Le groupe financier britannique pourrait vendre ses activités de banque de détail en France. C’est, en tout cas, ce qu’affirme le très sérieux quotidien économique américain Wall Street Journal. Un rachat intéresserait, d’ailleurs, toujours selon ce média, un groupe bancaire français. Des informations qui n’ont pas été pour l’instant ni infirmées, ni confirmées par HSBC. « Par principe, nous ne commentons jamais les spéculations », explique un porte-parole français, joint par Le Parisien.

3 000 salariés dans l’activité « particuliers »

Il n’empêche, l’information a interpellé les salariés français, dont 3 000 environ travaillent dans l’activité « particuliers » en France. « C’est le sujet du jour dans la banque, les gens s’inquiètent, ils se demandent pour qui ils vont travailler demain ! », relève Eric Poyet, délégué syndical national FO. Et d’ajouter : « Nous avons demandé des informations à notre direction qui nous a répondu qu’ils ne commentent pas les rumeurs. Nous leur avons aussi demandé la tenue d’une réunion, sans réponse pour l’instant ». De son côté, le syndicat SNB a lui aussi, réclamé, « une réunion extraordinaire du CCE dans les plus brefs délais afin d’obtenir des explications. »

La France devait être la plaque tournante en cas de Brexit

HSBC compte 250 agences en France et 800 000 clients. Elle s’était implantée en France en l’an 2000 en rachetant le très prestigieux réseau du Crédit commercial de France (CCF). Confrontée, comme les autres établissements, à une compression de ses marges dans cette période de taux d’intérêt bas, la banque a affiché une perte de 17 millions d’euros (M€) en France en 2018.

L’éventuelle vente des activités de détails en France ne signifierait pas la fin de toute présence du groupe britannique dans le pays. Ses activités de banque de financement et d’investissement ne seraient, en revanche, pas touchées. Ironie de l’histoire, le groupe HSBC avait annoncé en début d’année vouloir faire de la France faire sa plaque tournante de ses activités en Europe, pour faire face aux enjeux du Brexit. Le groupe bancaire est, en outre, traversé par une crise de sa gouvernance sans précédent. Cet été, le groupe HSBC avait limogé son directeur moins de deux ans après l’avoir nommé.

Le Parisien – Économie

LEAVE A REPLY