Grève des transports : mettez-vous au télétravail !

Grève des transports : mettez-vous au télétravail !

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L’an dernier, 38 % des salariés ont eu la possibilité de faire du télétravail, soit 11 % de plus qu’en 2017. Et parmi ces télétravailleurs, 44 % ont pu le faire deux fois par mois, selon une récente étude menée par Michael Page et Page Personnel.  Simplifié par les ordonnances Macron réformant le Code du travail , le télétravail s’avère être un des outils les mieux adaptés pour répondre à des cas de force majeure, sans compter son impact sur l’équilibre de vie perçu comme largement positif.

Le télétravail peut être mis en oeuvre par  un accord collectif ou par une charte déployée après l’avis du  comité social et économique (CSE). Ces textes doivent détailler les conditions d’éligibilité au télétravail, la protection de la vie privée des utilisateurs, le droit à la déconnexion, etc.

Lorsqu’il s’agit d’un télétravail ponctuel, comme c’est le cas lors de grèves exceptionnelles , d’épisodes neigeux ou de pollution, le salarié peut faire sa demande par un simple mail auprès de son manager. En cas de refus, celui-ci devra le justifier.

A savoir : l’accident survenu sur le lieu où est exercé le télétravail pendant l’exercice de l’activité professionnelle du télétravailleur est présumé être un accident de travail.

En théorie, tous les salariés peuvent légalement y recourir. En pratique, l’entreprise peut faire valoir la difficulté de délocaliser certains postes de travail et leur nombre n’est pas négligeable.

Dans tous les cas, le télétravail doit être volontaire. S’il est imposé au salarié, il peut être considéré comme une modification du contrat de travail. Sachez que le refus d’accepter un poste de télétravailleur n’est pas un motif de rupture du contrat de travail. Précisons enfin que les télétravailleurs réguliers doivent être identifiés sur un registre unique du personnel.

L’entreprise est tenue de mettre à disposition du salarié tout l’équipement nécessaire à la réalisation de ses fonctions. Il s’agit, par exemple, de lui fournir un ordinateur portable, voire un téléphone professionnel.

Chez soi ou dans un télécentre, il faut s’assurer d’avoir une bonne connexion et d’être aussi en mesure de protéger ses données. 

 

A la Une – Les Echos Business

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