Ford Blanquefort : les salariés s’en remettent à la justice pour empêcher...

Ford Blanquefort : les salariés s’en remettent à la justice pour empêcher la fermeture

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L’histoire de Ford à Blanquefort en 14 dates

2010. Ford Europe rachète cette usine de boîtes de vitesses revendue par le groupe américain en 2007.

2013. La direction de Ford Aquitaine Industrie (FAI) s’engage à préserver 1000 postes durant 5 ans et reçoit des aides publiques.

2014. Un salarié sur 5 est au chômage partiel. En juillet, annonce de la production d’une nouvelle boîte de vitesses automatique pour petites cylindrées d’ici à 2019.

2016. Un nouveau projet industriel est annoncé, Ford veut investir 800 000 euros.

Juin 2018. Ford lance une procédure de fermeture de l’usine, après avoir annoncé en février ne plus vouloir investir sur le site, l’activité n’étant pas « économiquement viable ».

Décembre 2018. Le constructeur américain décide de rejeter l’offre de reprise du belge Punch Powerglide.

Mars 2019. Début du PSE (plan de sauvegarde de l’emploi). Ford s’engage à verser 18 millions d’euros pour réindustrialiser le site après sa fermeture.

30 avril 2019. La CGT Ford Blanquefort dénonce « l’absence de motif économique » et assigne Ford devant la justice.

2 juillet 2019. le TGI de Bordeaux se déclare incompétent. La CGT fait appel.

4 juillet 2019. Pour ne pas avoir maintenu 1 000 emplois dans l’usine entre 2013 et 2018, la Cour d’Appel condamne Ford à verser 3 000 euros de dommages et intérêts et plus 2 000 euros au titre des frais de justice.

24 juillet. La production est arrêtée avec une semaine d’avance.

6 août. Décision de la cour d’appel sur la compétence ou non du tribunal de grande instance (TGI) d’évaluer le motif économique avancé par Ford pour fermer l’usine de Blanquefort.

21 septembre. Concert de soutien aux salariés de l’usine, en présence de Cali, Thomas VDB, Bertrand Belin…

1er octobre. Date programmée pour la fermeture définitive.

Le Parisien – Économie

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