Fonction publique : santé et écologie, principales victimes des suppressions de postes

Fonction publique : santé et écologie, principales victimes des suppressions de postes

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En 2020, 2593 postes seront supprimés dans les ministères, selon une information du « Parisien ».

Quelque 50 000 postes de la fonction publique seront supprimés d’ici 2022, avait annoncé Emmanuel Macron au début de son mandat. Finalement, le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin a assuré cet été que ces suppressions ne concerneraient finalement que 15 000 postes. Mais certains ministères seraient plus concernés que d’autres, selon des documents datant du 26 juillet dernier, consultés par Le Parisien.  

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Ces notes confidentielles indiquent que 2593 postes de fonctionnaires seront supprimés d’ici l’année prochaine, pour une économie « de l’ordre de 75 à 100 millions d’euros en 2020 » pour les caisses publiques. Ce chiffrage est toutefois « sans nul doute une estimation haute de la réalité », indique le document.  

« Nous sommes déjà à l’os »

Au total, entre 2019 et 2022, 7067 postes de fonctionnaires d’État vont être supprimés. Pour écrémer le nombre d’agents, Gérald Darmanin et la Direction générale des Finances Publiques donnent l’exemple, avec 5731 postes en moins, soit -4,6% des effectifs. Mais d’autres ministères s’apprêtent à subir une coupe encore plus importante.  

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Le ministère de la Transition écologique perdra ainsi 4961 postes sur trois ans, soit 5% de ses effectifs, tandis que celui des Solidarités et de la Santé s’allégera de 1080 postes, représentant 6,1% de ses effectifs. Un coup dur pour ce dernier, où les agents déplorent déjà une surdose de travail. « Si c’est vrai, c’est une mauvaise nouvelle car nous sommes déjà à l’os », confie un fonctionnaire du ministère au Parisien. « Ici, nous n’avons pas le sentiment d’être trop nombreux, nos missions sont lourdes (handicap, égalité homme-femme, personnes âgées, santé), et notre rôle est important si nous ne voulons laisser personne sur le bas-côté ». 

Même son de cloche pour les syndicats: « Alors que les Français sont attachés à une véritable politique écologique, cela aurait été l’occasion pour le gouvernement de lancer un plan qui repose sur les fonctionnaires », déplore Luc Farré, secrétaire général de l’Unsa Fonction publique.  

Des suppressions atteignables ?

Tout n’est pas perdu, cependant : certains agents seront peut-être transférés au ministère de l’Intérieur, dans le cadre d’une réorganisation territoriale. Une note de la majorité indique également qu’il « n’est pas évident que l’objectif de réduction de 15 000 postes sur le champ de l’État et de ses opérateurs entre 2018 et 2022 soit atteignable ». Si l’on prend en compte les effectifs déjà supprimés en 2018 (1600 postes) et en 2019 (4100 postes), et que l’on y rajoute les 7067 suppressions prévues, « le compte n’y est pas », souligne Le Parisien

Certains ministères, de leur côté, ne devraient pas vraiment souffrir de la réduction d’effectifs au sein de la fonction publique. Celui de la Justice devrait connaître une hausse de 4,5% de son personnel, tandis que les rangs des services du Premier ministre gonfleront de 2,8%. 

LEXPRESS.fr – Rss Economie

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