Cyril Chabanier, un profil dynamique à la tête de la CFTC

Cyril Chabanier, un profil dynamique à la tête de la CFTC

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Face à son prédécesseur Philippe Louis, c’est l’accent qui change, plus que le style. Si le premier est Alsacien de cœur, Cyril Chabanier, 46 ans, vient des Bouches-du-Rhône et assume ses origines chantantes, qui tranchent avec la coupe en brosse et les lunettes strictes. Jusque-là président de la fédération PSE (protection sociale et emploi), il a été élu président de la CFTC jeudi 7 novembre. Il était le seul candidat en lice.

Plus de jeunes, plus de femmes

Membre du conseil confédéral de la CFTC depuis 2015, sa candidature a longtemps bruissé dans les rangs de la centrale chrétienne avant d’être finalement confirmée à un mois du congrès national de Marseille, qui se tient depuis le 4 novembre. C’est donc sur ses terres et adoubé par Philippe Louis que Cyril Chabanier a endossé la présidence du 5e syndicat de France.

La CFTC fête ses 100 ans : « Beaucoup pensent que le “C” final signifie “cadres” »

Sur le fond, il entend maintenir le cap réformiste, mettant en avant le dialogue et les valeurs humaines. Sur la forme, le passionné de tennis et ancien arbitre à Roland-Garros incarne à la fois le dynamisme et les échanges propres à ce sport.

Au sein de la centrale, l’homme est vu comme un quadragénaire énergique. Son jeune âge et sa volonté d’intégrer plus de femmes aux postes dirigeants suscitent les espoirs d’une bonne partie des nouveaux adhérents. Lui-même n’a rejoint la CFTC qu’en 2002, alors qu’il travaillait comme statisticien à la caisse nationale des allocations familiales (Cnaf).

Transition énergétique et numérique

Le natif d’Arles ne cache pas son attachement aux valeurs chrétiennes et à la doctrine sociale de l’Église, mais n’en fait pas non plus « une fin en soi ». « La CFTC fonde ses propositions sur la personne avant tout, défend-il. Nous défendons l’existence d’un travail digne pour tous ».

« La CFTC a su s’ancrer dans la modernité »

Cyril Chabanier souhaite mettre deux thématiques à l’avant des préoccupations pour la centrale chrétienne : la transition énergétique et le numérique. Sur le premier, « il ne faut pas raisonner fin du monde contre fin de mois », décrit-il en reprenant la formule de la convergence gilets jaunes-militants écolo. Sur le numérique, le statisticien n’est pas fermement technophobe, « mais la machine doit toujours rester un outil au service de l’humain et non le contraire », estime-t-il.

Le syndicat va d’ailleurs lancer la « CFTC 4.0 » lors du congrès de Marseille : une application pour les membres faisant office à la fois de réseau social, plateforme de formation, lettre d’information et annuaire. Une démarche importante pour le nouveau président qui souhaite que son syndicat soit au service de ses adhérents et non l’inverse.

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