Comment GCollect simplifie le recouvrement

Comment GCollect simplifie le recouvrement

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Fabrice Develay : GCollect met en relation les entreprises qui ont des factures impayées avec des huissiers de justice ou des sociétés de recouvrement, à travers un outil simple et facile d’utilisation, très ergonomique. Concrètement, lorsqu’un créancier dépose une facture sur notre « market place », il se voit immédiatement proposer des honoraires, puis un mandat de recouvrement par nos prestataires abonnés. Actuellement, la moyenne pour obtenir le recouvrement de la facture est de moins de cinquante jours, dans le respect d’une charte éthique signée par nos partenaires.

F.D. : Aujourd’hui, le marché du recouvrement est une nébuleuse où tout est flou, en particulier les honoraires et les moyens mis en oeuvre. Notre offre, elle, est très claire : les honoraires ne sont pas décidés par les sociétés de recouvrement, mais automatiquement calculés par notre algorithme, en fonction de l’âge et du type de facture. C’est plus équitable et plus compétitif. En moyenne, le coût est ainsi deux à quatre fois moins élevé que celui des autres offres du marché et nous permettons à de petits acteurs – sociétés de recouvrement indépendantes ou études d’huissiers – d’avoir accès à de nouveaux clients. Grâce à notre plateforme, chacun a sa chance.

F.D. : Tous les acteurs de la nouvelle économie, start-up ou spécialistes numériques, qui veulent un process 100 % numérique. Mais aussi des secteurs traditionnels – BTP, vétérinaires, artisans, etc. – qui complètent la mosaïque des entreprises françaises dans l’ensemble des territoires. Notre objectif est de démocratiser le recouvrement des factures impayées, notamment auprès des « oubliés du recouvrement » que sont les très petites entreprises, qui ne savent pas ce qu’elles doivent faire ou à qui s’adresser – huissiers, avocats, etc. – pour obtenir le fruit de leur travail.

F.D. : Etabli en fonction d’une quarantaine de paramètres, l’algorithme débute à moins de 8 % du montant de la facture, notamment en fonction de l’âge de cette dernière, qui est un facteur important. Nous évitons au maximum le recouvrement judiciaire pour privilégier la médiation, et donc la relation clients : dans neuf cas sur dix en France, le recouvrement se fait à l’amiable, selon la Figec.

F.D. : La société a été créée en juillet 2017. Notre offre est opérationnelle depuis un peu plus d’un an et environ un millier de factures ont été déposées sur le site depuis, avec une croissance de l’ordre de 1.000 % depuis le début de l’année. Nous sommes une petite dizaine de salariés aujourd’hui, répartis entre Paris et Saint-Etienne, pour la production et la gestion de la plateforme.

F.D. : Nous envisageons, d’ici la fin de l’année, une levée de fonds de plusieurs millions d’euros pour assurer le go-to-market de l’entreprise, et mieux faire connaître la plateforme. Sur le plan technique, nous devrions opter pour une solution encore plus simple pour déposer les factures sur la plateforme.

A la Une – Les Echos Business

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