Comment dire non à son boss sans passer pour un fainéant ou...

Comment dire non à son boss sans passer pour un fainéant ou un rebelle

8
0
SHARE
Non

En disant ‘non’, on craint de détruire la qualité d’une relation, on a peur de se faire virer ou d’être mis au placard. – Geralt- CC

Qui n’a jamais rêvé d’envoyer balader son patron ? Une pensée vite écartée une fois réfléchi que, la cause de cette saute d’humeur n’était pas si grave ou bien en évaluant les perspectives d’un tel acte. Car dire non à une demande de son chef peut être très mal perçu. « Tout dépend de l’aquarium dans lequel on évolue. Si on face à soi une personne qui est dans la posture du petit chef, il prendra cela comme une remise en cause de son autorité », met en garde Jean-François Thiriet[1], coach facilitateur en entreprise et auteur de « Ni hérisson ni paillasson, plus jamais peur des conflits » (Edition Gereso[2]). Les choses passeront mieux avec un manager plus dans le leadership, qui aura une ouverture d’esprit qui lui permettre de voir cette opposition comme une source d’amélioration.    

Mais dire non est de toutes façons une chose difficile à faire. « Culturellement en France, on craint qu’en disant ‘non’ on détruise la qualité d’une relation, on a peur de se faire virer ou d’être mis au placard », fait valoir Jean-François Thiriet.

Pour passer outre ces craintes, il faut apprendre à présenter son refus… en ouvrant les négociations. Les situations les plus fréquentes où un salarié a envie de dire non à son boss, c’est quand celui-ci lui donne 48 heures pour boucler un dossier, ou lui demande de venir bosser un jour de repos.

Proposer d’autres scenarios

Dans de tels cas, répondre du tac au tac « Tu ne peux pas me demander cela » ou bien « J’en fais déjà assez » n’est pas la stratégie à adopter. Il faut temporiser en reformulant la requête de son manager, pour être sûr d’avoir bien compris avec une phrase comme « Tu me demandes de prendre en charge ce dossier qui doit être prêt lundi matin ou de venir travailler samedi ».

Puis enchaîner avec une phrase ouvrant les négociations dans le style « Est-ce que je peux te faire une contre-proposition? » ou « Est-ce que je peux te donner mon avis là-dessus? » et ensuite lui proposer le scénario qui vous convient le mieux, comme d’être déchargé d’autres dossiers pour prendre en charge le nouveau, ou bien venir travailler plus tôt pour éviter de voir son week-end empiété.

Et finir en demandant à son boss ce qu’il en pense. « Il ne faut pas imposer son point de vue mais le proposer », conseille Jean-François Thiriet  » de plus il faut éviter d’utiliser le « mais » qui marque une opposition et le remplacer par « et » lorsque l’on formule sa réponse ».

Quand le non n’est pas négociable

Mais ce scénario ne convient pas à toutes les situations. Il arrive qu’un salarié ne veuille pas accéder à la demande de son boss. Pour lui, le non est ferme et définitif et il prêt à en assumer toutes les conséquences. « Il faut utiliser la technique du disque rayé », préconise le coach. Ce qui se traduit par un enchaînement de réponses comme celles-ci: « Tu me demandes de prendre en charge la préparation de la réunion de lundi, et je ne suis pas en capacité de le faire »,  » je comprends que c’est important, et je ne suis pas en mesure de gérer cette mission »  » je regrette que tu insistes ».  En ultime recours, il est possible de demander l’intervention d’un supérieur pour trancher. 

References

  1. ^ Jean-François Thiriet (www.coaching-facilitation.fr)
  2. ^ Edition Gereso (www.la-librairie-rh.com)

Flux toutes les actualités – economie

LEAVE A REPLY