Au CES 2020, les avancées et les limites de la maison connectée

Au CES 2020, les avancées et les limites de la maison connectée

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Au stand du groupe coréen LG, au Consumer Electronics Show, grand-messe mondiale de l’électronique grand public, à Las Vegas, le 6 janvier.

Au stand du groupe coréen LG, au Consumer Electronics Show, grand-messe mondiale de l’électronique grand public, à Las Vegas, le 6 janvier. STEVE MARCUS / REUTERS

Un bras robotisé qui aide en cuisine, un miroir qui donne des conseils de maquillage et d’habillement, un dispositif sécurisé et réfrigéré permettant la livraison des courses dans des casiers placés à l’entrée de la maison… Telle est l’image de l’avenir des intérieurs qui se dessine en parcourant les allées du Consumer Electronics Show (CES), qui a ouvert ses portes, mardi 7 janvier, à Las Vegas, aux Etats-Unis.

Au sein du plus grand salon d’électronique grand public du monde, les principaux constructeurs de produits électroniques domestiques ont fait de la maison connectée leur axe de développement pour les années à venir. Et pour cause : selon le cabinet Research & Markets, ce marché devrait croître de 16,5 % par an d’ici à 2025, pour atteindre un chiffre d’affaires de 144 milliards de dollars (130 milliards d’euros).

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Pourtant, quel a été, jusqu’à présent, le bénéfice lié à la connectivité des appareils ménagers ? D’après le groupe coréen LG, qui a convié un groupe de journalistes dans le Nevada, elle a apporté davantage d’efficacité, en permettant de commander certains appareils par la voix ou avec son smartphone, et parfois une part de personnalisation, comme sur les téléviseurs de la marque, capables de détecter des programmes favoris.

De là à voir les appareils de la maison acquérir plus d’autonomie, interagir, voire devancer les besoins des consommateurs, le chemin est encore long. Il conduira peut-être à cette vision exposée par Samsung, où un robot à peine plus grand qu’une balle de tennis lance le café ou le thé au réveil, surveille le chien en l’absence de ses maîtres et ordonne à l’aspirateur de passer derrière lui s’il renverse ses croquettes…

Modification du rapport au consommateur

A l’heure actuelle, les produits proposés dans le commerce tirent déjà profit de leur connectivité, comme le lave-linge LG, capable d’analyser par lui-même le contenu du tambour pour choisir le meilleur programme. Ou le frigo de la même marque, dont l’utilisateur peut voir le contenu à distance par le biais d’une application au moment de faire ses courses.

Sur le même type d’appareil, la dernière version du réfrigérateur Family Hub de Samsung est en mesure, grâce à ses caméras intelligentes, de reconnaître déjà une quarantaine de produits frais et plus d’une centaine de produits emballés, ce qui lui permet de suggérer des recettes et de lancer le préchauffage adéquat du four, une fois que le choix a été fait.

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Si ce type de services, plutôt réservé à un électroménager haut de gamme, permet aux fabricants de justifier un surcoût par rapport à des modèles classiques, il induit aussi un changement important dans l’approche du secteur. Il s’agit moins de penser à des produits individuels qu’à un écosystème de la maison, dans lequel les appareils interagissent. L’électricien Legrand propose un chauffe-eau qui se met en veille au moment où d’autres appareils consomment de l’électricité, afin de limiter la consommation globale.

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